Élargir son cercle de vocabulaire pour briller en société, tout en parlant de cul
Bite, chatte, couille, queue… on a tendance à croire que le vocabulaire sexuel tourne en rond autour de cinq ou six mots toujours les mêmes. C'est faux — et le prouver peut vous rendre irrésistible en soirée.
Du vulgaire au raffiné
La langue française regorge de synonymes érotiques issus de tous les registres : le précieux (le glaive de Vénus, lagrosse de Cyprine), le médical (le périnée, le clitoris, les grandes lèvres), le poétique (la toison, le mont de Vénus), l'argotique historique (le vit, la pine, le chibre) et même le culte littéraire — Rabelais à lui seul invente plus de 200 termes désignant le membre viril.
Connaître ces mots, c'est posséder une culture. Les utiliser à bon escient, c'est un art.
Quelques pépites à sortir sans rougir
Priapisme : érection persistante et douloureuse, non
liée à l'excitation sexuelle. Terme médical, mais ça impressionne
toujours.
Cynanche : archaïsme désignant une étreinte
particulièrement serrée. A déjà servi à éviter un procès.
Concupiscence : désir charnel, de préférence
coupable. Niveau Sorbonne.
Lascivité : qualité de ce qui est lascif, provoquant
le désir. À placer dans toute phrase pour lui donner un air XIXe.
Turpitude : conduite honteuse, débauchée. Pratique
pour parler de son ex.
Pourquoi c'est important
Parce que le langage structure la pensée. Avoir des mots pour dire ce qu'on ressent, ce qu'on désire, ce qu'on n'accepte pas — c'est une forme d'intelligence émotionnelle et sociale. Le vocabulaire sexuel enrichi, c'est aussi une façon de déstigmatiser le corps et le plaisir.